AKTUELL

Mai 2006

Kongreß zur bretonischen Kultur klagt französischen Zentralismus an

Im Rahmen des Kongresses "Breudoù sevenadurel Breizh/Assises culturelles bretonnes: La Bretagne existe (...)", den das Institut Culturel de Bretagne / Skol Vreizh (www.institutcultureldebretagne.com) am 6. und 7. Mai in Carhaix/Espace Glenmor veranstaltete, wurde von den Teilnehmern aus ganz Europa heftige Klagen gegen die französische Sprachenpolitik erhoben...

Das ganze Wochenende über tagten Vertreter aus den unterschiedlichsten Bereichen der bretonischen Kultur zu aktuellen Themen der bretonischen Gegenwart.
Vor allem hinsichtlich der französischen Sprachenpolitk wurde heftig Kritik geübt, was vor allem die sogenannten "Jacobiner" (Linke mit extrem nationalistischer Ausrichung) betraf.

So sagte bspw. der ungarische Präsident der Arbeitsgruppe Minderheitenrechte im Strasbourger Europa-Parlament, Csasba Tabajdi:
«En France, il y a un paradoxe : elle est la patrie des droits de l'homme et, dans le même temps, elle refuse de ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires. Si elle continue ainsi, le fossé avec l'Europe va continuer de se creuser. La France se retrouvera isolée. Perdra une partie de son influence.»

Und für ihn steht ganz klar fest, dass : «La France doit abandonner ce concept jacobin qui dit que nous sommes tous égaux. Non ! Les diversités doivent être respectées.» und «Comment la France peut-elle combattre, à juste titre, l'impérialisme de la langue anglaise dans le monde, alors que, dans son propre pays, elle nie l'existence des langues régionales. Désolé de le dire, mais la France est considérée comme le pays le plus rigide de l'Union européenne.»

Dagegen verteidigte der anwesende Sozialist Jean-Pierre Thomin, der für die Sprachenpolitik im Conseil régional de Bretagne veratwortlich ist, die regionale Politik: «L'impatience est légitime. Mais il ne faut pas nier qu'il y a eu des avancées depuis l'arrivée de la gauche à la tête de la Région. Il va falloir continuer à avancer. Et faire sauter le verrou de l'État qui nous comprime, notamment pour permettre, partout, le développement des filières bilingues.»

Weiter meinte er: « Il ne faut pas tomber dans le choeur des lamentations. Ne pas se contenter de réclamer. Ce n'est pas productif. La culture est un ferment de dynamisme pour la Bretagne. Grâce à elle, nous avons une capacité d'agir, d'aller de l'avant dans le domaine économique et social. Appuyons-nous sur cette culture qui crée.»

Das Wochenende in Carhaix hat zum wiederholten Mal gezeigt, dass die bretonische Kulturbewegung nach wie vor präsent ist und stärker denn je. Dies wird sich auch am kommenden 3.Juni zeigen müssen, wenn in Rennes in einer großen Demonstration die Übertragung der politischen Kompetenzen an die Region und die Wiedervereinigung der 5 bretonischen Départements eingefordert werden sollen

(Quelle: Ouest-France, Jean-Yves QUEMENER)